Archives mensuelles de mai, 2012

To my dear Arman & Mélodie

1.
Cancelled vacation waved like a form
a disease, Montréal-like vibe.

2.
His Copenhagen waved like a flag
a regret, Oslo-night colour.

3.
Their Berlin, vibrant still like a wave
regretted, cemetery days.

Poems written for FormForAll, dVerse Poets Pub. Photos taken at Camellia Sinensis teahouse, and modified with Instagram.

Pour elle rien n’était plus beau que le blanc des os et le rien entre.
La vertu s’alignait sur son squelette vierge d’encres et de détours.
Elle avait tenté de se départir de tout, même du dé dans partir.
L’équilibre était fragile parce que l’équilibre était l’extrême.
Le moindre point sombre lancé dans l’espace la rendait muette.

C’est-à-dire qu’il la rendait sublimée, pure en comparaison.
Le mot ne s’échappait pas qui voulait de sa cage de dents.
Elle s’étendait par terre telle une page vide au comble.
Elle vivait l’extase dans la rétention de son pinceau.
Car elle était calligraphe, car elle ne l’était pas.

Écrire c’est souiller, disait-elle en le regrettant.
Et les mots tombaient, tranchants, dans l’abime.
Énorme, infecte, horrible, laide, belle, même.
Le coeur des choses ne peut pas être décrit!
(faisait-elle crier aux nuages de sa tête)

Le coeur des choses est découpé à blanc.
Son contour est noir, mais hors-champ.
Debout elle jette une ombre presque.
Des lueurs se forment à sa cornée.
Sous sa peau rien ne la retient.

Les points s’égrènent, et elle
Dans son regard seul le vide

I lay here apprehending the order of things
how the window enforces my view of peace
how the beams protect birds from the cat
how the light arrests every shape in their-

freeze-

I lay here apprehending
tension is mounting
the cat and I, sweating and swearing
under our broken breaths
where he detected power I
could only see laws, nature’s-

paws up-
freeze-

paws off-

I lay here within the order of things
how the squirrel ran away safely
how the fine glass maintained the protester in
how it prevented the cat from resting on
his stomach full with his view of peace

This poem was written for dVerse Poets Pub. Please visit other poets’ blogs and enjoy!
All pictures have been modified with Instagram.

1.
soleil éclatant
mes yeux brulent de voir facebook
converger enfin

2.
la cour intérieure
des papillons volent en groupe
il y a une issue

3.
matin d’insomnie
un masque pour rafraichir
mon visage rougi

4.
au gré de la vie
les itinéraires changent
tout le monde le sait

5.
la terre tourne carré
mon cerveau suit égaré
fenêtre bouchée

6.
je n’ai plus cours mais
je suis livrée à vous tous
mes dignes professeurs

7.
barbecues en feu
le chat qui dort rêve plutôt
de sushis bien frais

J’ai pas que perdu ma France; j’ai aussi perdu une stabilité, une prise sur le sol ambiant, un peu de souffle aussi. Je suis entrée dans un labyrinthe de couloirs, j’en suis ressortie avec une poignée de sureté qui ne dure que le temps d’une avalée.

Gulp. Ce son dans ma gorge, cette trace d’amertume sur ma langue : la culpabilité d’être malade?

J’ai le vertige d’être si haut, plus haut qu’un arc de triomphe, la tête penchée et secouée par les tours du vent de Montparnasse. Non, ce n’est pas le vin; mon coeur se serre à l’idée d’y gouter, je panique à l’idée de gouter, de quoi que ce soit.

Le voyage part. L’autre départ arrive. Le tournis n’est qu’un symptôme.

Mais quand même le coeur de soi tangue, on ne peut que s’agripper à la rambarde, prendre un grand coup d’eau salée, et se souhaiter le meilleur.

Et si on tourne la tête, on voit les meilleurs des amis, secouant des mouchoirs pour soi. Et on se dit que le parcours est balisé, après tout.

Il n’y aura pas de chute.

$OUND$ like different bloods mixed
rattle on my heart_ little pump of. LOSSES
_deployed_
a burn on the aorta
descending instead
I could swallow the whole piece but I
couldn’t risk opening. my. MOUTH

TURNED OUT like arrhythmia fixed
the hum of my heart_ beats forever. LOST
_diverted_
to fever in my nerves
restless inside
I could cry out the whole music but it
wouldn’t leave me. whole. ANYMORE

I used to feel rhythm down my cords
I WA$. wired
I used to be a heart
I used to be HEARD

$OUND$ like different bloods remixed
bumps on my heart_ little spin.it.ROUND
_underscored_
a burial of memories
understanding itself
I could feel my life over and over but I
chose to leave. its. TUNE$

mute.

# tHI$ POEM AND TYPOGRAPHY WERE INSPIRED BY bebetune$ (album: inhale C-4 $$$$$) # tHE THEME WAS GIVEN BY dverse poets’ pub HOST FOR THIS WEEK, sTUART mCpHERSON: our MUSIC. pLEASE READ OTHER POETS_ LISTEN TO MUSIC_ DANCE TO YOUR OWN HEARTBEAT. #

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