Archives mensuelles de juillet, 2011

Here is a poem that tries (as hard as a poem can try) to answer the question, « What is weight stigma for me? » I was inspired by this theme, brought by Kendra Sibelius, along with a blog carnival. Here is my spine of words.

Seeing the self too much
Seeing the flesh
Over
Seeing
Trying to prune back to the bone
So hard
But not being able not to see
Fat is no less a feeling than
A sight I look for
In haste
A fright I look at
A paste

This poem is a reminder
Of right ragging
Of skeletons
And ambiguity

I’d like to be back
To the starting line

Alors voilà, je vous convie au lancement du Cahier mauve, recueil de poèmes et de choses qu’on pourrait callligraphier, le lundi 15 aout de 17 h à 19 h, à l’Île Noire, Montréal.

Rien à ajouter

Je laisserai

L’espace se lire

Cliquez pour accéder à l’invitation

J’espère vous y voir!

Que ça fait des conneries, un chat. Mais que ça vit, aussi.

Me pâmer au point de mettre une photo de Mine dans mon portefeuille et sur mon profil Facebook, c’est pas pour moi – du moins pas encore. Mais à défaut d’être groupie finie, je serai au moins bavarde du moindre fait (trivial) et geste (maladroit) de mon chaton. Presque aussi bavarde que lui, m’enfin.

Je sens que je me suis fait avoir comme une maman débutant accidentellement sa vie de couches, de manque de sommeil et de sourire ahuri. Pis je suis pas trop à l’aise avec ça.

Quand je suis sortie, je m’ennuie de cette absurde boule de poils miaulante. Est-ce que c’est ça, avoir 26 ans? Sentir que le fil qui relie à la maison n’est somme toute qu’un élastique, et que c’est moi qui le fais rebondir. Je joue toute seule, quoi.

Reste que calquer sa journée sur celle d’un chat, c’est se tremper les pattes dans un mode de vie inconnu jusqu’alors. C’est mordre dans les coussins pour en sentir le tissu au lieu de juste y toucher du bout des fesses ; c’est passer du saut au sommeil en un instant, sans les longs instants d’insomnie maniaque ; c’est aller chercher ce qu’on veut coute que coute, dent pour dent ; c’est ne connaitre ni rancune ni hypothèse folle.

Finalement, être un chat, c’est être fou, délicieusement fou. C’est être trop beau pour être vrai, et s’en foutre complètement. C’est être dans un rêve de lucidité où les pensées fuient devant comme de petites souris.

Bon, le travail m’attend : j’ai une petite bête à nourrir, une plante à rempoter, des racines à prendre à Montréal. Et des petites dents qui ont envie de croquer.

Y a-t-il de l’espace en moi? Autour de moi? Je sais pas. 

Faut sonder le terrain, miner la planque, en tout cas autour de parce que si ça saute, autant que ce soit pas moi, ça.

Dans mon hôtel y a que moi, ah et puis peut-être un petit autel pour toi, tant que tu viens sans ta guitare.

Je fabule. C’est ça que ça donne, un cerveau soudainement plaqué de néant : on veut le meubler. Mettre des vacances en forme de tables et d’animaux, en forme d’évènements qui n’en finissent plus d’allonger le bras. Quelques dollars par ci, quelques rebords par là, quelques tas. Et quelques mois aussi, doublés… de mois. (Ils sont vraiment doublés, quoi.)

Je suis dans ma chambre californienne, vue sur la plage de papier journal. La radio se déplie et joue la farniente, la pétanque, la gelateria. Y a toujours un risque de bombe mais ça reste la crème, donc y a pas de mal. 

On a déjà vu pire que des raisins qui explosent parce que des taureaux leur pilent dessus.

Cette chambre n’est plus libre, non, non, vous n’avez pas vu le bordel? Le papier m’encombre, quand je n’ai pas les mains dans les poches, sur un verre, sur toi.

Ou sur un livre. 

Mais pas un récit de voyage. Parce que celui-là, j’y ai pas de place. « No vacance », ça dit sur ma porte. Let’s get back and work it.

You got to love this country as much as me – do. I know « as much » is a bad formula, one fed to newborns to this land and language, but on Holidays you can’t ask for too much of me.

And all my prepositions went wild for a spilt second (this expression is not mine but I can’t recall whose – sorry, please read my entire TL to know). Coffee and split sight sure are a panacea for the day’s festive atmosphere.

A sun ray woke me up this morning. In fact, it arose my eyes before my consciousness, and I had a light circle heavily stamped on my left eyesight. The kind that foreshadows many headaches to come, caffeines to crave, story endings to discover.

And this national holiday ends up – again – being apolitical, almost aphoristical as I am trying so much to write, to write so much. In spite of my limitations, or should I say, with my limitations in mind.

Why am I writing in English anyway? Is this a political choice? Just wandering.

Canada, our land of promised auroras, my land of waving auras. Land of moose or muses, country of more or less. 

I just don’t know what to say. Should go out and get some light. An illumination is coming, I sense it; such an opportunity ought not to be missed. 

And I’ll go moving around discarded flags and furniture, drawing circles in the air like a princess, watching intently what fellow Montrealers are making out of this Canada Day.

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